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Réseau radio

La précision de l’orbite obtenue par les mesures optiques est suffisante pour retrouver les météorites mais ne l’est pas pour une exploitation dynamique. La précision sur le demi-grand axe n’est jamais meilleure que 0,1 UA, ce qui est notoirement insuffisant. Nous proposons d’utiliser le radar GRAVES (voir figure) dédié à la surveillance des débris spatiaux. La mesure de l’effet Doppler, combinée avec les observations optiques, devrait nous permettre d’obtenir une précision de 0,001 UA.

GRAVES est un radar de l’armée française pour la détection des satellites et des débris spatiaux.

L’émetteur (143 MHz) est situé près de Dijon et le récepteur est situé dans le sud de la France (Plateau d’Albion). Ce radar puissant peut être utilisé pour la détection des météores avec un équipement simple. Jean Louis Rault (WGN 2010) a montré qu’il est possible de détecter plusieurs dizaines de météores par nuit. L’intérêt des observations radar, c’est que la détermination de la vitesse par effet Doppler est beaucoup plus précise qu’avec les dispositifs optiques. L’idée est de combiner les observations optiques pour la géométrie et le radar pour la vitesse. La vitesse est le paramètre clé pour déterminer le demi-grand axe des orbites et donc la provenance des objets.

Exemple d’observation d’un écho radar sur la tête d’un météore.

La traînée oblique correspond à l’écho du radar GRAVES sur la tête ionisée du météore. La pente de la traînée est directement convertible en vitesse apparente par rapport à l’observateur grâce à l’effet Doppler. On remarque une légère incurvation de la traînée correspondant à une décélération.

Compte tenu de la grande distance de détection des récepteurs radios (500 km), il n’est pas nécessaire d’avoir un réseau aussi dense que pour les caméras. Cependant comme la géométrie du phénomène étudiée est cruciale pour l’observabilité de l’écho du radar, il est nécessaire de couvrir une grande surface avec les récepteurs. Les contraintes sont de ne pas être trop près de l’émetteur de Dijon (moins de 200 km). Nous avons choisi un pas deux fois plus grand que celui des caméras, nous avons ainsi installé 25 récepteurs radio. Il faut noter que comme l’émetteur n’est pas situé au centre de la France il a été nécessaire d’installer des récepteur en Europe.